L'expérience du moment - Tester une appli de rencontres

Je test une appli de rencontre

Ouai, je suis célibataire... Bon, je mets 3 petits points après « célibataire » mais en fait, mon statut ne me dérange pas du tout. Non, je nuance : plutôt pas beaucoup. 
Je crois que j'ai passé ces dernières années à me faire une jolie petite vie heureuse. A être indépendante. A étudier pour faire un métier que j'aime. A me faire un nid douillet dans ma ville adorée. A voyager chaque année pour découvrir d'autres cultures. A danser, rire et m'entourer d'amis bienveillants à refaire le monde. Et j'ai toujours aspiré à cela : être bien, heureuse, dans un environnement rassurant et serein. Sans compromis.

Et voilà, aujourd'hui, j'ai tout ça. Je suis bien. Et je crois que je pourrais me contenter de ça encore longtemps. Mais je regarde autour de moi et je vois mieux. Je vois le partage, le soutien, la confiance. Parfois je vois la passion. Forte. Parfois la tendre complicité. Tout aussi solide. Je vois aussi les ruptures. Le virage où tout bascule. Mais je comprends que c'est le risque pour connaître ce qui précède. Je vois le lâcher prise qui me manque tant. Le lâcher prise. Ou comment prendre le risque de faire confiance, sans calcul. Et avoir peur. Un peu. J'ai eu des coups de cœurs, bien sûr. Mais j'aimais encore ces sentiments virevoltants si puissants dont tous me parlent, ni cette confiance totale en l'autre.
Et à vrai dire, j'y avais un peu renoncé. Après tout, ce n'était peut-être pas pour moi.

Le déclic. Idiot, évidemment. Je retrouve une amie de fac. On fait le bilan de toutes nos anciennes connaissances. Et là, je réalise que tous ont avancé, ont la joie d'être parents. Et soudain je les envie et me surprends à penser, que moi aussi, j'y ai droit. 

Le deuxième clic, c'est la voisine de mes parents. Elle m'a vu grandir. Je la croise et évidemment « the question ». Moi, j'assume à fond, et lui dit que non, je n'ai pas encore trouvé la bonne personne. Et là, elle me sort la phrase, qui l'air de rien, m'ouvre les yeux « Mais tu cherches au moins ? Nan parce qu'il faut chercher hein ». Et bim... !

Je me réveille et décide (enfin) de prendre les choses en main. En bonne scientifique j'analyse la situation :

>> Dans mon cercle d'amis élargis, je rencontre rarement des personnes qui me correspondent. Conclusion, mes amis et leurs amis sont mes amis, mais c'est tout ! Je reste attentive hein, mais d'après mon analyse de ces dernières années, ce n'est pas le vivier du siècle ! 

>>  J'écarte les collègues de boulot (NE-VER)

>>  Je dirai oui à toutes les occasions de sortir et de rencontrer du monde. Bon ça, ça n'a pas trop marché non plus. 

>>  Bah il me reste les applis de rencontres ! 
Honnêtement l'idée de m'a JAMAIS mais alors JAMAIS emballée. Pour un tas de raisons.

D'abord j'en ai l'idée d'un catalogue où le premier critère de sélection est clairement un physique en 2D. Alors oui, je sais dans la vraie vie aussi, le physique ça compte. Mais dans la vraie vie, c'est en ensemble qui séduit. Ensuite, je ne suis pas du tout ce que l'on appelle une séductrice. J'aime que les rencontrent se passent naturellement, sans enjeux. Enfin, j'avais peur de tomber sur des tombeurs nés ou des associables égarés...

Bon, en fait, j'ai fait voler tous mes a priori et je me suis lancée...pour voir !

Je crois que je suis restée 2 semaines, comme ça, à regarder les profils qui me « likaient », les messages banals qui m'arrivaient. Je me suis demandé comment choisir un premier contact. 

Après 2 semaines à buller devant mon compte, j'ai choisi un interlocuteur qui m'a envoyé une phrase d'accroche banale, avec des photos un peu floues. Et depuis, tout va bien. Je reprends finalement confiance en moi et j'avance ...

To be continued ///

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