Quoi, tu ne pars pas en vacances cet été ?!


Tous les ans, à l'approche des grandes vacances, la même question revient inévitablement à chaque conversation. Avec des collègues ou des amis pas vus depuis un certain temps, on finit toujours par se quitter par un "Et toi, tu pars où cet été ?"



Il y a ceux qui ont des itinéraires de vacances aussi compliqués à organiser que le plan d'évasion de Lincoln Burrows dans Prison Break : aller voir une grande tante à Avignon, des parents à Libourne et finir par un crochet à I'lle d'Oléron dans la maison d'un couple d'amis (histoire de souffler un peu).

Il y a ces amis qui ont prévu de se rejoindre dans un mobile-home loué depuis 8 mois dans un camping de la Grande Motte avec plein d'autres vacanciers heureux et satisfaits d'avoir dénicher ce bon plan . 

Il y a ceux qui partiront vadrouiller un sac de rando cloué sur le dos à la découverte de l'Ecosse ou de l'Irlande et qui se forgeront des souvenirs heureux de rencontres, de plan galères et de paysages à couper le souffle.

Il y a ceux qui ont négocié un séjour tout compris dans un club de vacances, vissé à un transat ou les pieds dans l'eau, quelque part sur les bords de la méditerranéenne, et qui se feront un plaisir de vous envoyer un beau selfie d'eux, un cocktail à la main, avec la mer en second plan (là, c'est la jalousie qui parle !)

Et moi, j'ai toujours un peu l'impression de plomber l'ambiance avec mon "Heu, non, malheureusement, je ne bouge pas cet été...". J'en suis presque gênée de leur avouer que malheureusement, non, je ne pars pas. Comment se fait-il que je ne planifie pas de vivre un été intense en voyages, visites et activités, ponctué de séances de baignade et de bronzage ? Ma vie est nulle ! Heu non hein. Je vais même faire pire : je vais peut être même prendre quelques jours de congé et rester chez moi ! Et oui ! C'est possible, et je le vis bien. Très bien même. 

Car oui, il y a un tas de raisons de ne pas partir en vacances cet été.
 On peut ne pas aimer les voyages.
On peut ne pas vouloir partir en même temps que la majorité de ses compatriotes.
On peut avoir un quotidien suffisamment épanouissant et serein pour ne pas ressentir le besoin de quitter son cocon pour se ressourcer tous les 3 mois.
On peut ne pas forcément voir l'herbe plus verte ailleurs.
On peut avoir d'autres priorités pour lesquels on souhaite consacrer plus de temps, ou de sous (un projet, des travaux, ...).
On peut ne pas avoir de congés.
On peut ne pas avoir l'entourage avec qui partir.
On peut avoir des soucis de santé.

Autant de raison de se décomplexer de vivre son été sans quitter son patelin. 

Il n'y pas à être gêné de ne pas partir en vacances l'été (ou à un autre moment d'ailleurs), même si, sans le vouloir, on nous fait parfois ressentir le contraire. Les vacances d'été sont presque devenue une norme sociale. Quand on sait que 40% des Français ne partent pas en vacances l'été, cela fait beaucoup de marginaux non ;).

De mon côté, les raisons de ne pas partir cet été sont multiples. Principalement car n'étant pas contrainte de suivre les rythmes scolaires, je me fais une joie de partir hors saisons touristiques :) C'est sur qu'il est un peu, disons, triste, de rester garder Paname alors que la plupart de tes potes projettent de passer un été dépaysant et ressourçant...

Oui mais, mon été n'en est pas pour autant moins intéressant (un peu quand même on est d'accord) et promis, j'aurai aussi des trucs à raconter à mes collègues à leur retour de congés.

Car oui, je compte bien profiter de l'été.

Prendre des moments pour soi.
J'ai repéré un tas d'expo sympa que j'ai très envie de faire en solo, pour en profiter à mon rythme. J'ai l'impression que c'est toujours la course le reste de l'année. Là, c'est décidé je prends mon temps. Sans compter que l'été, ce n'est pas le moment où il y a foule alors c'est nickel non ? 
Je me prévois aussi quelques balades photos dans le coin, pour découvrir encore un peu plus ma ville, améliorer ma pratique de la photo, et me marrer en voyant du coin de l’œil les badauds du dimanche matin se demander pourquoi je prends en photo des graffitis sur un mur abîmé.

Profiter de mes proches.
Ceux qui restent (et il y en a finalement un paquet), ou ceux que j'arrive à choper entre 2 escales ! Et là, les beaux jours aidant, les possibilités sont multiples : barbec', pique-nique, brunch, goûter... quoi, je ne parle que de nourriture ?! Ok, j'ai aussi repéré des petits concerts sympas, des escape game qui me font de l’œil et une journée accrobranche / pédalo quasi-planifiée !

Voilà, je m'arrête là pour cette whish-list de vacances at home, faudrait pas que je mette trop la pression non plus ...

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2 commentaires

  1. On peut juste avoir envie de profiter de son domicile avec les beaux jours, prendre le temps tout simplement !

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