Running & moi, un p'tit bilan ?

Débutante running



3 mois ! Cela fait 3 mois que je cours régulièrement ! En dehors du fait que le temps file à une vitesse de dingue je dois dire que ce qui m'étonne le plus est que j'aime de plus en plus ce moment rien qu'à moi. Et pour continuer dans mon élan de motivation, j'avais envie de faire un rapide bilan sur ma pratique après 3 petits mois d'essai. Parce qu'il y a des hauts et aussi des bas, mais globalement, c'est plutôt le top !


>> Le regard des autres

Bon clairement, dès le départ, j'avais considéré que cela m'était complètement égal de passer pour un escargot asthmatique (et en insuffisance cardiaque et sous dialyse un jour canicule) aux yeux des autres. Bon, il y a la théorie et la pratique ... Et en pratique on doit tout de même supporter :
> Le regard des uns sur votre foulée incertaine, 
> Celui des unes sur le cramoisie de vos joues même en allure de croisière, 
> Le scanner sur votre tenue (si si),
> Les badauds qui vous regardent interloqués pendant vos phases de marche (parce que que oui, ça fait partie de mon entrainement Monsieuuuur !)
> ... bref, il a fallu gérer tout ça ...

J'ai évidemment, dans mon for intérieur, continué de me dire que j'étais toujours plus méritante que celui ou celle qui ne faisait rien, mais le truc qui m'a vraiment donné confiance en moi, c'est d’arrêter de tourner en rond dans mon parc de quartier. C'est tout bête mais dans un parc, bah les gens ont du temps à perdre, donc ils te regardent passer et repasser devant eux toutes les 10 minutes, donc forcément c'est pesant. Dès que je suis sortie courir en pleine rue ça m'a libéré ! Bon, je choisis bien mes axes : des rues peu passantes pour éviter de slalomer entre les poussettes et les caniches des mamies. Mais me dire que la personne que je croise là, je ne la recroiserai pas dans 10 min et bien ça m'a carrément aidé à relativiser !

Contre toute attente, il y aussi du bon dans le regard des autres
Lorsque l'on court, il y a les gens autour de toi, qui circulent, normalement (= qui marche quoi!), et il y a ces autres coureurs que l'on croise. Et là, tu entres brièvement dans une dimension parallèle où vous reconnaissez entre personne en sueur, et généralement tu échanges un petit sourire d'encouragement (et bien souvent un regard de compassion !). Bon, je l'avoue, quand je croise des coureurs chevronnés je baisse encore un peu les yeux en essayant de ne pas respirer trop fort pour ne pas attirer l'attention du moi ^ ^ Mais je m'assume de plus en plus apprentie coureuse. Promis !

>> Le réveil du corps

En dehors de ma première séance, je dois dire que je n'ai jamais eu de vraies lourdes courbatures. J'y suis allée progressivement alors le corps a dû évoluer en douceur. Lorsque je cours plus longtemps, j'ai évidemment quelques légères courbatures aux cuisses et aux mollets, mais rien de gênant.

Par contre, très rapidement j'ai eu des douleurs sous la voûte plantaire. Pas pendant la course mais après. Uniquement sur le pied droit, ce qui me fait dire que le souci ne vient pas de mes chaussures (j'alterne avec 2 pairs) mais est bien la manifestation d'un corps en déséquilibre. Pour l'instant j'arrive facilement à contourner le problème en massant la voûte plantaire avec une petite balle après chaque sortie. Cela marche incroyablement bien (c'est d'ailleurs ce qui m'avait inspiré mon article sur l'automassage), si bien que quelques heures plus tard, je n'ai plus aucune douleur J'imagine que mes muscles sous la voûte plantaire de mon pied droit sont un peu trop tendus et doivent s'habituer à la contrainte de la course... Affaire à suivre tout de même.

Sur le reste du corps, je retrouve de la tonicité et une meilleur forme générale, c'est indéniable. Je trouve mon corps plus fort et c'était là un de mes objectifs donc je suis ravie.

>> Les plaisirs que je ne soupçonnais pas

Bon, à mon niveau de baby runneuse, le truc des endorphines là, je connais pas (vous nous auriez pas vendu du rêve les pros du running hein ?)! Plus sérieusement, je sais que cela vient sur des entraînements plus longs mais en dehors de cela, je dois avouer que j'ai découvert un certain plaisir à courir...

Un truc tout bête est que je découvre mon quartier ! Pourtant, ça fait quelques années que je le pratique... Mais en réalité on prend toujours les mêmes axes, les mêmes itinéraires. Avec le running, j'ai cherché à passer par des rues moins peuplées, et de fil en aiguille je me suis retrouvé à découvrir des coins entiers de mon quartier que je ne connaissais pas. Nan parce qu'en 30 min de course, on en parcourt des distances ! Je me retrouve à courir sur les quais de Seine alors que je les pensais inaccessibles sans mon pass de transport en commun ! Du coup, maintenant, vu les distances parcourues, je ne sors plus sans mon fameux pass et un peu d'argent parce que ah oui, je n'ai pas le sens de l'orientation, donc on ne sait jamais où je peux me retrouver ...

L'autre effet kiss cool, c'est la capacité du running à vous vider la tête. Pendant ce moment pour soi, on pense à son souffle, on écoute sa playlist, un podcast...bref, pour moi, c'est impossible de penser à un problème ou une difficulté du quotidien en courant. Du coup, pendant 30 min j'ai l'impression d'appuyer sur le bouton reset, et franchement, cela fait un bien fou.

>> Ma petite progression

Vous l'aurez compris, je ne suis pas du tout dans une optique de compétition et de dépassement de soi acharné. J'y vais à mon rythme, sans brusquer les choses et je dois dire que cela me suffit à y trouver du plaisir.

Dans les premiers temps, je suis restée à une course par semaine, en alternant course et marche, toujours sur 30 minutes d'exercice au total. J'ai suivi bêtement une application dont je vous parlais ici et je dois dire que cela a plutôt bien fonctionné. On se rend compte que les capacités d'endurance augmentent progressivement, sans jamais sortir d'une séance complètement épuisé et du coup, la motivation reste bien présente.

Progressivement, je suis passée à 2 (et parfois 3) séances par semaine. Le beau temps aidant, j'ai vraiment pris goût à ces sorties régulières.

Lorsqu'il faisait vraiment moche, et que je n'avais aucune envie d'aller courir, je restais bien au chaud chez moi à faire quelques exercices de renforcement musculaire.

Aujourd'hui, je peux dire que je peux courir 30 min sans m'arrêter et ça peut sembler ridicule pour certains, mais pour moi, c'est juste topissime ! J'espère encore un peu augmenter mon temps d'endurance à 45 min (le rêve !) et puis ensuite, on verra pour accélérer tout ça!

>> Et pour la suite

Et bien j'espère que l'automne et sa grisaille n'auront pas raison de ma motivation, mais normalement, je ne lâche rien et pour cause, j'ai ma toute première course début octobre, un petit 5 km !  

To be continued donc ^^




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2 commentaires

  1. J'aimerais avoir ta motivation. En tout , chapeau

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    1. Héhé merci
      L'essentiel est de trouver une activité qui nous convient, et quand cette activité n'est pas innée pour soi (genre la course à pied et moi … !), c'est en se dépassant un peu, que l'on y trouve une motivation / du plaisir. Et je t'assure qu'il n'y a là vraiment rien d'exceptionnel ;)

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