Favoris Orient Express #7, des turbans pour les nulles, Faïza Guène et Orange Blossom

Si tu as échoué par ici et que tu demandes bien ce qui se cache derrière cette catégorie un peu énigmatique... c'est simple, ici, c'est le modeste lieu de partage des richesses d'autres cultures, ethnies, pays ... bref une petite fenêtre sur l'ailleurs ... donc welcome / benvenido / melhaba dans ma catégorie préférée.

>> Indira de Paris, les turbans pour les nulles

Indira de Paris
Indira de Paris - Turban - Modèle Katarina

Toi aussi, tu veux arborer un joli turban coloré. En wax, en soie, en polyester. Tu veux de la couleur. Un petit turban discret. Un turban XXL exubérant. Mais tu es nulle en turban ? Et bien tu n'as plus d'excuses ! Indira de Paris, est la marque d'une jeune créatrice qui propose des turbans avec un patronage particulier qui rend sa mise en place hyper facile. Elle propose un tas de modèles et de motifs colorés vraiment top et c'est par ici : Indira de Paris


>> Un homme, ça ne pleure pas, de Faïza Guène


Un homme ça ne pleure pas Faïza Guène

J'ai découvert ce livre un peu par hasard, en allant flâner dans la bibliothèque de mon quartier. J'ai bien aimé la couverture : ce portait improbable sur un quai de métro, d'un vieil homme en tenue traditionnelle algérienne, le regard mélancolique. Je l'ai trouvé très beau. Je me suis laissé attendrir et je l'ai pris.

Ce livre, c'est un peu comme si je regardais par la fenêtre de la cuisine d'une famille d'origine algérienne vivant en France. Cette famille, c'est celle de Mourad, né à Nice, qui vient tout juste d'obtenir sa première affectation d'enseignant dans un établissement de banlieue parisienne. Par la fenêtre de sa cuisine, j'y vois de la nourriture. Beaucoup de nourriture. Toujours. J'y vois un père qui bricole des antiquités dans son jardin secret. Une mère aimante jusqu'à en être envahissante, qui dramatise des broutilles du quotidien. Une sœur qui a décidé de rompre avec tout ça. Une autre qui a décidé de s'épanouir dans cette filiation. Un frère qui découvre une vie en dehors de tout ça mais qui sait rester un liant fort de ce cocon.  

Dès les toutes premières pages, j'ai accroché. Le style est hyper dynamique et teinté d'humour, d'autodérision. Une lecture contemporaine et réaliste, c'est tellement rare. Ça m'a fait un bien fou.


"Au self du collège, les profs avaient leur coin. Une sorte de bunker que j'ai rejoint après avoir bravé des hordes d'adolescents affamés et traversé une fanfare de fourchettes et de couteaux s’entrechoquant. 
Toutes ces émotions m'avaient donné faim à moi aussi et je me suis fait un plateau-repas de neuvième mois de grossesse. De la patate, j'ai demandé de la patate, j'en voulais des tonnes. J'avais une assiette pleine de féculents qui seraient mes alliés jusqu'à la fin de la guerre."

"Lentement, il apposait au stylo Bic une petite signature d’illettré tremblotante, fébrile, qui ne donnait pas le moindre indice sur son caractère bien trempé. Puis, il replaçait le capuchon sur le stylo et l'accrochait avec les autres, à la poche de sa chemise à manches courtes, comme un médecin généraliste [...]."



>> Orange Blossom, Under the Shade of Violets


Orange blossom


Même si j'adore sentir le loukoum à la fleur d'oranger, je vais plutôt vous parler du groupe de musiciens Nantais du même nom pour cette fois, et de l'album Under the Shade of Violets.

Orange Blossom, est un groupe de musique du monde, comme on dit, plutôt electro. Le groupe est porté aujourd'hui par le percussionniste mexicain world-nomade Carlos Robles Arenas (né au Mexique, ayant vécu aux Etats-Unis, à Cuba, en Côte d'Ivoire, au Maroc,  en Egypte, en Jordanie puis en France !) et le violoniste punk-rockeur PJ Chabot. Le projet Under the Shade of Violets dont je voulais vous parler aujourd'hui est porté par les chants  traditionnels et profonds de la belle égyptienne Hend Ahmed. Cet album est un gros coup de cœur pour moi, qui me touche, comme souvent, par cet alliage fort de tradition-contemporaine.



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